Un climat perturbé

Mars 2021 :
Oui, le climat est dérangé, le réchauffement s'installe, la banquise fond plus vite que les spécialistes ne le pensaient, l'accroissement de l'apport d'eau douce dans les océans a déjà des conséquences nuisibles sur les espèces qui voient leurs écosystèmes se modifier rapidement… 
Mais, sincèrement, depuis un an, est-ce le réchauffement climatique qui nous préoccupe le plus ?

Il n'est certainement pas question d'établir une hiérarchie entre l'évolution du climat mondial et la perte de biodiversité qui favorise le développement d'autres organismes, microscopiques en l'occurrence... remarquablement adaptables à de nouveaux environnements.

En fait, nous le savons touTEs, les perturbations du climat et de la biodiversité écotique (naturelle) ont les mêmes causes : les modes de vie d'une partie de l'humanité...

Causes et conséquences sont mondialisées et elles affectent les populations dont le mode de vie respecte encore et toujours les différents cycles (eau, CO2, etc.).
En les détournant à son bénéfice, une partie des Homo sapiens a déréglé les équilibres dynamiques. Nous devons repenser toutes nos activités en soupesant le service rendu et les dégâts collatéraux qu'elles engendrent.

Par l’Accord de Paris, une majorité d’Etats, mais pas tous, se sont engagés à une réorganisation de leurs systèmes de production et de mobilités afin de réduire les gaz à effet de serre. Et ainsi, rester en deçà d’un réchauffement climatique global de 1.5° C.
Hélas, l’Accord n’étant pas contraignant, très peu de pays ont entrepris ce chemin !

Que seront les ‘’engagements’’ de la COP 26 qui doit se tenir, cette année 2021, en Chine ? Encore plus de promesses ? Des indicateurs contraignants ?

Au-delà des idées et de la réflexion, tout reste à faire…

 

Evidemment, l’évolution du climat, son réchauffement, ses perturbations… constituent un enjeu très important.
Pourtant, il n’est pas le centre de notre propos qui portera plus sur les biodiversités naturelle et domestique, dont l’altération constitue un péril d’une acuité encore plus grande, en particulier pour la santé humaine.

Les enjeux climatiques sont particulièrement bien documentés et défendus par les chercheurs du Giec, de nombreux experts et citoyens engagés, également par de plus en plus de chefs d’entreprises et de gouvernements…

La perte  des biodiversités naturelle ou domestique, qui reste moins perceptible ou moins facilement comprise, est une menace encore plus cruciale.
Pourtant, une espèce qui disparait, c’est, à l'instar d'un ancêtre, une bibliothèque qui brûle !

Nous ne perdons pas seulement son patrimoine de gènes, alors que cette mémoire résulte de millénaires de coévolution.
Mais, avec cette espèce disparaissent également toutes les relations avec ses environnements,
ses liens avec les autres acteurs de son écosystème.
Nous perdons surtout son potentiel adaptatif et évolutif pour le futur.

« C’est une assurance vie pour les générations futures. » selon Pascal Picq

Les décisions pour une limitation du réchauffement à 2°C, en moyenne, sont au cœur des négociations des diverses COP. C’est l’objectif de la 21ème conférence, réunie à Paris (Le Bourget) du 30 novembre au 11 décembre de cette année 2015.

Souhaitons que nos Gouvernants aient la sagesse de trouver un accord contraignant, qui se traduise par des législations efficaces, acceptées et repectées par chaque pays.

Ce qui sera bon pour le climat, le sera pour la biosphère en général, donc pour l'espèce humaine elle-même, y compris ses modalités de « vivre ensemble ».

 

>> Une transition énergétique indispensable

>> Climat & santé

>> Cop 21

 

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