Préserver les biodiversités : une question de santé publique

Plusieurs facteurs importants influent sur la transmission des maladies: déforestation, aménagement du territoire, gestion de l’eau, pesticides chimiques, changement climatique, migrations, commerce mondialisé…

Le dernier colloque « Santé-biodiversité » (2014) a formulé six recommandations parce que «préserver la biodiversité, c’est préserver notre santé ».

La modification d’un écosystème entraine des conséquences indirectes sur les moyens de subsistance, les revenus, les migrations locales et elle peut même provoquer des conflits politiques…

Les activités humaines perturbent la structure et les fonctions des écosystèmes, elles modifient la biodiversité originelle. Ces perturbations entraînent la raréfaction ou la multiplication de certains organismes, elles modifient les interactions entre eux et les interactions de ces organismes avec leur environnement physique et chimique.

Les migrations, les voyages internationaux et le commerce mondialisé conduisent également à l’introduction, accidentelle ou intentionnelle, d’agents pathogènes par l’homme (OMS).

« Plus il y a de biodiversité dans un système écologique –nombre d’espèces
et interactions entre les espèces-, plus ces espèces se retrouvent avantagées
face à d’autres qui ont évolué dans des milieux abritant moins de biodiversité,
quand l’environnement vient à changer. » Pascal Picq

 La perte de biodiversité pourrait limiter la découverte de nouveaux traitements potentiels contre un grand nombre de maladies et de problèmes de santé.

La nature constitue un grand réservoir de molécules actives. Elles résultent de la longue coévolution des espèces vivantes, structures que les chercheurs explorent en vue de nouvelles pistes thérapeutiques. Par exemple, champignons ou bactéries possèdent des principes actifs largement utilisés pour la conception de médicaments. Même les agents pathogènes peuvent parfois être utilisés dans la conception de vaccins !
  

Dans le domaine médical, la question fondamentale est : d’où viennent les maladies, comment et pourquoi se développent-elles ?
Cela revient à interroger la place que l’homme occupe dans la biosphère, et du rôle qu’il y joue en termes de coviabilité.
L’écologie humaine a pour but de favoriser l'épanouissement optimal de l'individu et de la population, compte tenu du contexte génétique et des conditions d'environnement.

« Sa portée [écologie humaine] est généralisable à tous les modèles sociaux,
y compris les plus industrialisés, tant l'évolution des rapports entre le milieu
et les sociétés rend urgentes des mesures de prévention raisonnées,
où biologie et culture se conjuguent ». Alain Froment

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