Biodiversités naturelle, domestique ou de laboratoires

Préserver le plus grand nombre d’espèces naturelles et de variétés domestiques comme réservoir de gênes est une condition nécessaire pour conserver pour nos générations, et celles qui nous suivront, les capacités d'adaptation et d'évolution en réponse aux changements en cours.

En détruisant comme nous le faisons la diversité naturelle,
fille de quatre milliards d'années d'évolution, et la diversité domestique
sélectionnée par les peuples horticoles et agricoles depuis 10 000 ans,
nous effaçons à jamais non seulement la mémoire de ce grand récit universel,
mais aussi les possibilités pour les générations futures de pouvoir le compléter. Pascal Picq

La perte de la diversité naturelle est alarmante.
La diminution de la diversité domestique ne l'est pas moins !
Malheureusement, la plupart de nos politiques agricoles tendent à réduire le nombre de variétés cultivées ou élevées. Et de ce fait, elles conduisent à la perte inexorable des savoirs et savoir faire qui les concernent...

Paradoxalement, celles et ceux qui continuent à "cultiver leur jardin" ou qui persévèrent à être de "vrais paysans" sont les seuls espoirs d'avenir de la diversité agricole. Très lourde tâche sur leurs seules épaules!

                                   « A moins d’imaginer que le monde ne changera jamais
et que de nouveaux agents pathogènes se dispenseront d’apparaitre - douce utopie-,
il faut préserver le plus grand nombre possible de variétés comme réservoir de gènes
nécessaires aux adaptations imposées par toutes sortes de changements,
les plus brutaux étant provoqués par les activités humaines.

Voilà une situation suicidaire d’un point de vue évolutionniste… » Pascal Picq

Comme l’explique Rudolf De Groot : « Malheureusement, nous avons transformé, et nous transformons encore, des écosystèmes multifonctionnels en « unités de production » monofonctionnelles. Par exemple, en transformant des forêts en plantation, des zones humides en élevage, des cours d’eau en source de production d’énergie ou en infrastructure de transport… et nous commençons seulement à comprendre ce que ces agissements nous ont fait perdre. »

Une fois de plus, nous sommes appelés à changer fortement et urgemment notre façon de concevoir nos relations à nos environnements.

 

    DOCUMENTS

Connexion utilisateur